Hommage à Prof. em. Dr. Sarah M. Springman

Professeure d’ingénierie géotechnique à l’EPFZ (Ecole polytechnique fédérale de Zurich) de 1997 à 2015, Sarah M. Springman est la première femme à occuper un tel poste dans cette spécialité en Europe de l’ouest. Rectrice de l’EPFZ de 2015 à 2022, elle dirige le St Hilda’s College de l’Université d’Oxford depuis février 2022.

Membre du comité directeur de notre société de 2013 à 2014, Professeure Springman marque cette époque de ses compétences et de son expertise hors du commun. Elle est notamment en charge du congrès de notre société sur la «conception et le dimensionnement sismiques en géotechnique» qui se déroule en 2014 à l’EPFZ et remportera un vif succès.

Nous en profitons ici pour la remercier de son engagement en faveur de notre société, au profit de la recherche et de la science dédiées à la géotechnique tant en Suisse et qu’à l’étranger.

Voici maintenant un bref retour sur sa carrière exceptionnelle: 

Professeur Springman étudie la mécanique des sols à l’université de Cambridge où elle obtient son Bachelor en 1978, puis son Master au St Catharine’s College de Cambridge en 1984. Titulaire d’un doctorat du Magdalene College de Cambridge en 1989, elle travaille ensuite en Grande-Bretagne, en Australie et aux îles Fidji avant de débuter une carrière universitaire en 1990. En 1997, Sarah M. Springman devient professeure ordinaire d’ingénierie géotechnique à l’EPF de Zurich. En 2013, elle reçoit le titre de docteure honoris causa de l’université de Bath, puis celui de l’université de Berne en 2016.

Ses travaux de recherche portent sur les interactions sol-structures et les aspects géotechniques des dangers naturels, notamment les glissements de terrain et la fonte du permafrost. Professeure Springman lance et dirige de nombreux essais multidisciplinaires sur le terrain, tels que les campagnes de forage et de surveillance des glaciers rocheux de Muragl, de Murtèl-Corvatsch en Engadine et du Furggwanghorn. Elle supervise également des glissements-tests au-dessus de Saas-Balen, à Meretschibach Bochtür en Valais, à Tössegg ou encore à Rüdlingen, le plus connu d’entre eux, où l’on a provoqué, au moyen de pluies artificielles, un glissement de 130 m³ qui a pu être mesuré et filmé.

De 2000 à 2007, Professeure Sarah M. Springman siège à divers comités de recherche nationaux et internationaux, tels que le Conseil suisse de la science et de la technologie, l’actuel Conseil suisse de la science (CSS). De 2005 à 2010, elle préside le comité technique de «Physical Modelling in Geotechnics» (modélisation physique en géotechnique) de la Société internationale de mécanique des sols et de géotechnique (SIMSG) et accueille en 2010 le Congrès International de modélisation physique en géotechnique (ICPMG), qui a lieu tous les quatre ans à l’Institut de géotechnique de l’EPF de Zurich. 

Nous souhaitons à Prof. Springman le meilleur tant pour son avenir personnel que professionnel.

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